vendredi 5 mars 2010

Voici quelques articles intéressant concernant le cours d'éthique et de culture religieuse imposé par l'état du Québec: bien des questionnements...

mercredi 24 février 2010

Premières exemptions du cours d'éthique et de culture religieuse reconnues par la cours d'appel du Québec

Nous avons reçu ce communiqué de la part de la Coalition pour la liberté en éducation.


MONTRÉAL, le 25 fév. /CNW Telbec/ - Dans une décision émise le 24 février dernier, la Cour d’appel du Québec reconnait, aux établissements d’enseignement privé, le droit d’exemption du caractère obligatoire du cours d’éthique et culture religieuse.

« Au nom de tous les parents et enseignants du Québec, nous sommes heureux de cette première décision contre l’imposition unilatérale du cours ÉCR de la 1ère année du primaire, jusqu’à la 5e année du secondaire », a mentionné le président de la Coalition pour la liberté en éducation – CLÉ, M. Sylvain Lamontagne. « Nous espérons que la famille ira encore plus loin afin de faire également bénéficier tous les parents et enseignants pour les enfants du secteur public », a-t-il ajouté.

Quant à l’avocat de la famille de Drummondville, Me Jean-Yves Côté, il précise que « cette décision se compare aisément à l’affaire Multani sur le port du kirpan à l’école, alors que la demande des appelants en Cour d’appel avait été rejetée et que ces derniers eurent finalement gain de cause en Cour suprême du Canada ».


Rappelons que plus de 75 % des Québécois, selon 2 sondages Léger Marketing, appuient la CLÉ qui réclame l’abolition du caractère obligatoire du cours Éthique et culture religieuse, l’imposition de ce cours outrepassant les pouvoirs légitimes du gouvernement et bafouant la liberté de conscience et de religion proclamée par les Chartes canadienne (article 2a) et québécoise (article 3). La CLÉ s’est donnée comme mission d’informer les parents et les enseignants sur leurs droits contre l’imposition unilatérale du cours ÉCR.

http://www.Coalition-CLE.org

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Pour information :
Coalition pour la liberté en éducation – CLÉ
Richard DÉCARIE, porte-parole

jeudi 18 février 2010

Plusieurs citoyens téléphonent la ministre Courchesne: Elle va abolir les congés traditionnels obligatoires: Noël, Paques, le Jour de l'An, etc...

Après le scandale de l'imposition du cours d'éthique et de culture religieuse, la Ministre de l’Éducation vient de publier un projet de règlement le 3 février 2010. En vertu de la Loi sur les règlements (L.R.Q., c. R-18), ces modifications pourront être adoptées par la Ministre à l’expiration d’un délai de 45 jours à compter de la date de leur publication.

En abrogeant l'article 19 du Régime pédagogique, la ministre permet non seulement l'école le dimanche mais aussi lors des congés traditionnels tel que: la fête de Noël, le Nouvel An, le Vendredi Saint et le Lundi de Pâques, le 1er juillet (fête du Canada) et même le 24 Juin en guise d'accommodements raisonnables! (explications et preuve ici)

Trop c'est trop! Plusieurs sites web et Blogs invitent les citoyens à signifier leur désaccord avec cette dérive d'accommodation déraisonnable en appelant directement les bureaux de la ministre pendant les prochaines semaines :

Voici où appeler :

Bureau à Laval : 450 689-5516

Numéro sans frais : 1 866 747-6626

Bureau à Montréal : 514 873-4792

Bureau à Québec : 418 644-0664

Faisons lui savoir clairement que nos bases de société, nos congés traditionnels ainsi que nos acquis sociaux (congé le samedi et le dimanche entre-autre) ne sont pas négociables! Ses secrétaires prendront en note votre message si vous le désirez.

P.S. Si on vous rabroue, laissez leur savoir simplement qu'il est inacceptable de mépriser l'opinion des Québécois de souche.

***Merci de reproduire ce billet sur vos blogs et Sites web personels ***

lundi 25 janvier 2010

Éthique et culture religieuse devant la cours d'appel

Pour plus d'infos sur la cour d'appel concernant le droit d'exemption au cours d'éthique et de culture religieuse, visitez le blog "Pour une école libre" ICI

samedi 9 janvier 2010

École Québécoise: Induction d'états mentaux altérés dangereux.

Les méthodes d'inductions d'états mentaux altérés tels que pratiqués dans plusieurs écoles québécoises sous prétexte de calmer et de faire obéir les élèves sont dangereux pour les enfants.

Tel est l'avis de plusieurs experts et de plusieurs victimes de ces pratiques de Visualisation, Yoga, Méditation Transcendantale, de Channeling...

L'expérience Interdite (Bande-Annonce)





Yves Petelle écrit à ce sujet:




Un site web est consacré à ce phénomène au Québec. Il s'agit de Danger-Yoga. Vous y trouverez beaucoup d'information.





mardi 29 décembre 2009

Le cours d'éthique et de culture religieuse n'est pas seulement dangereux pour la foi de l'enfant mais menace aussi l'identité culturelle québécoise..

Récemment, un exhaustive étude menée par la sociologue Joëlle Quérin, révélait que le cours d'éthique et de culture religieux, plus que de porter au relativisme, était une menace envers l'identité Québécoise de nos enfants ! Voyez lune vidéo ici:



Voici quelques extraits de son étude:

"Neuf ans avant l’implantation du cours d’ÉCR, on y retrouvait déjà [ dans le rapport Proulx] sa rhétorique. Déplorant la persistance d’un nous qui « se définit en fonction d’une tradition majoritaire »2, les membres du groupe de travail affirmaient que les sociétés modernes étaient « dorénavant plurielles »3, et rappelaient au passage l’existence du « droit à l’accommodement raisonnable »"
[…]
"On ne peut que noter l’ironie de la situation : alors que le cours d’ÉCR se présente comme une réponse à la violation des Chartes des droits par le régime d’option en vigueur, il a tout de même fallu amender la charte québécoise pour permettre de remplacer le régime d’option par le cours d’ÉCR. Bref, pour respecter la Charte, il a fallu… modifier la Charte!"
[…]
"Sous prétexte d’éviter l’acharnement médiatique sur les enfants qui suivaient le cours [expérimental], le nom des écoles participantes, de même que les conclusions du projet-pilote, ne furent jamais rendus publics. En vertu de la Loi sur l’accès à l’information, le quotidien La Presse put tout de même consulter le rapport d’expérimentation, selon lequel « les élèves démontrent un intérêt mitigé, les parents s’y perdent et les enseignants réclament de la formation »"
[…]
"L’introduction du cours d’ÉCR a donc été planifi ée depuis une décennie, par des comités ministériels et des commissions gouvernementales dans lesquels circulent souvent les mêmes experts. Dans l’ensemble de leurs rapports, les motifs invoqués pour justifier la mise en place du cours sont toujours politiques, jamais pédagogiques. L’endoctrinement prime, l’instruction est secondaire."
[…]
"L’enseignement consistera donc à apprendre aux enfants quelles sont les bonnes attitudes et les bons comportements à adopter face à la diversité, et l’évaluation consistera à déterminer dans quelle mesure les élèves manifestent leur adhésion à ces attitudes et ces comportements et les mettent en pratique."
[…]
"En fait, comme l’indique Georges Leroux, les connaissances ne font même pas partie du programme comme tel, elles ne sont qu’au service des compétences :
« Dans l’univers très riche des programmes formulés selon des compétences, nous ne travaillons pas à partir de contenus prédéterminés : les jeunes ne recevront pas dans ce programme des connaissances encyclopédiques sur telle ou telle religion, ou doctrine morale »."
[…]
"le programme « doit inculquer le respect absolu de toute position religieuse » et fournir « une éducation où les droits qui légitiment la décision de la Cour suprême [sur le kirpan], tout autant que la culture religieuse qui en exprime la requête, sont compris de tous et font partie de leur conception de la vie en commun ». Après avoir suivi le cours d’ÉCR pendant dix ans, les élèves n’auront pas de grandes connaissances sur les religions, mais une chose est sûre : aucun accommodement ne leur paraîtra déraisonnable!"
[…]
"Le relativisme religieux est poussé à un point tel que les élèves pourraient même avoir à inventer leur propre religion."
[…]
"Du 10 au 15 mai 2009, les témoins experts se succédèrent au palais de justice de Drummondville, où était entendue la cause des parents qui contestent le caractère obligatoire du cours. C’est à cette occasion que Gérard Bouchard réitéra l’argument de son célèbre rapport, selon lequel le cours était essentiel pour éviter que la population ne proteste à nouveau contre les accommodements religieux."
[…]
"Cet enseignement est préconisé pour une seule raison : passer par les élèves pour transformer la société. Justifié au nom de la « mission de socialisation » de l’école, le cours d’ÉCR s’appuie sur le constat suivant : l’idéologie multiculturaliste ne peut pas recueillir l’adhésion d’une population qui a déjà été socialisée dans un cadre national. À défaut de convaincre les adultes, socialisons les enfants avant qu’ils ne soient imprégnés d’une conscience nationale [Québécoise] toxique ."

source: Ethique et culture religieuse

dimanche 20 décembre 2009

La Table de Concertation Protestante dénonce timidement le cours d'éthique et de culture religieuse.

Le 9 décembre 2009, La table de concertation protestante sur l'éducation - dont plusieurs églises évangéliques et baptistes ont quitté en raison qu'elle ne dénonçait pas assez les risques de relativisme et le pluralisme religieux liés au nouveau programme d'éthique et de culture religieuse - a déposé un premier rapport synthèse.

Évoquant de possibles dérapages, la Table de Concertation dénonce timidement mais surement certains aspect du programme.

(source et explications)

vendredi 18 décembre 2009

Les cours d'éthique et de culture religieuse dénoncé de partout.

Le cours d'éthique et de culture religieuse est dénoncé de toutes parts. Le site Éthique et Culture religieuse dans son article " ECR: des tonnes de dénonciations, ou sont les libéraux ? " fait mention d'une trentaine d'intellectuels et de personnalités connues dénonçant les dérives du cours. En voici un apperçu:

(source)

mercredi 25 novembre 2009

La Maison-mère de «Prions en église» remise en question par les laïcs

Le blog du Salon Beige tenus par des Laïcs Catholiques, nous parle de la maison mère du «Prions en Église» qui semblerait avoir une «légère dénaturation de ses objectifs» d'évangélisation.

«Près de 200 ans après la naissance de leur fondateur, les assomptionnistes (propriétaires du groupe Bayard, qui édite La Croix [ainsi que Le Prions en Église depuis 2008]) fêtent la mémoire du père d'Alzon. Il semble qu'il y a, depuis quelque temps, une légère dénaturation de ses objectifs... La devise choisie fin XIXe par le père d'Alzon est "Adveniat regnum tuum". Le P. Hervé Stéphan, ancien supérieur général des Assomptionnistes (1975-1987) expliquait que, prendre cette devise au XIXe siècle, c’était afficher la volonté de «contrecarrer les mouvements athées et anticléricaux et rétablir Dieu dans ses droits». »


Il est a remarquer que de plus en plus de fidèles remettent en question les orientations du «Prions en Église» et que multiples paroisses optent pour des moyens de rechange.

Nous voyons de plus en plus de paroisses imprimer leur propre «Prions en Église» au cœur de leurs feuillets paroissiaux, épargnant ainsi parfois plusieurs milliers de dollars par année, et ce, à l'heure où les paroisses en ont le plus besoin. De plus, «Magnificat» qui se veut l'équivalent d'un prions en église mensuel, propose des réflexions et textes de l'Église beaucoup plus profond, et une mise en page bien plus belle. Finalement, nous avons vu des jeunes de nos paroisses utiliser leur Ipod à l'instar d'un prions en Église sur lequel figurait le texte de la messe dominicale comme à l'habituel.

A force de trouver Dieu partout sauf dans l'Évangile, l'église, les saints et la Foi Catholique, il ne serait pas étonnant un jour de voir prions en église devenir «prions hors de l'église».

samedi 24 octobre 2009

Billet du cardinal dans LeSoleil

Nous reproduisons ici les mots du billet du Cardinal Marc Ouellet paru dans le journal Le Soleil en date du 11 octobre 2009:

L’ÉDUCATION À LA LIBERTÉ FONDE LA DÉMOCRATIE

«Le mois dernier, le Centre de réadaptation Ubald-Villeneuve lançait sa campagne de financement pour venir en aide aux personnes souffrant de diverses dépendances : alcool, drogues, jeux, etc. J’étais heureux d’apporter l’offrande du clergé de Québec à cette oeuvre qui restaure la liberté des individus victimes de l’un ou l’autre esclavage. J’invite la population à encourager les responsables et les bénévoles de cette oeuvre. Leur expertise d’éducation à la liberté répond à un pressant besoin.

La liberté est la valeur suprême de la modernité. C’est en son nom qu’on a fait toutes les révolutions et qu’on promeut partout la démocratie. De nos jours, la démocratie est en crise. Voyez les questions éthiques qui assaillent les milieux financiers, les syndicats et les partis politiques! Par ailleurs, on ne sait plus comment concilier les libertés individuelles et le bien commun. Le rapport de l’État à la religion est au coeur de cette crise. Comment l’État intègre-t-il le religieux dans l’organisation de la société civile? En le reléguant dans la sphère privée ? En imposant une interprétation laïque uniforme du phénomène religieux à tous les citoyens ? Ni l’un ni l’autre ne satisfait l’idéal moderne de la liberté.

Cette crise de la démocratie affecte les rapports de l’Église et de l’État. L’Assemblée des évêques a dû se résigner devant la décision du gouvernement d’imposer unilatéralement le cours d’Éthique et de Culture religieuse (ÉCR) qui a supprimé la liberté de choix des parents. Le malaise éclate quand cette position modérée est largement utilisée pour débouter les demandes légitimes d’exemption des parents. La décision du juge Dubois dans le procès de Drummondville et son argumentaire accentue ce malaise. Comment puis-je rester silencieux face à la perte des acquis de liberté en éducation au profit d’une pensée unique qui impose sa loi à tous les citoyens et citoyennes?

Au début des années 80 en France, le président François Mitterand et son gouvernement socialiste projetèrent d’en finir avec le système d’écoles libres financées par l’État. Deux millions de personnes descendirent dans la rue à Paris le 24 juin 1984 pour défendre le droit des parents à la liberté en éducation. Mitterand dut reculer, le premier ministre et le ministre de l’éducation démissionnèrent, et la page fut tournée. Des projets et des opinions semblables circulent au Québec. Évidemment le Québec n’est pas la France, mais il y enracine sa démocratie qui compose ici avec d’autres héritages, notamment avec l’idéal de liberté religieuse qui a fait naître les États-Unis d’Amérique.

Le 15 septembre 2009, les évêques ont transmis à la ministre de l’Éducation une critique de la mise en oeuvre du cours ÉCR depuis un an: les parents sont mal informés, les maîtres ne sont pas adéquatement formés et la prédominance promise à l’héritage judéo-chrétien n’est pas appliquée. Après cette critique, les commissions scolaires ne peuvent plus s’appuyer sur la position des évêques pour refuser sans examen les demandes d’exemption. Je leur demande donc d’accueillir et d’évaluer chaque requête des parents de mon diocèse afin que leur liberté de conscience soit intégralement respectée.

Les dépendances multiples qui flagellent une proportion inquiétante de notre population réclament un effort collectif pour restaurer la liberté de nos frères et soeurs malheureux et pour améliorer le « vivre-ensemble » de la société québécoise en quête de valeurs. La crise de la démocratie chez nous s’enracine dans une crise de l’éducation à la liberté. Croyez-vous qu’en limitant la liberté des parents on s’achemine vers un renouveau de la démocratie ?»


samedi 26 septembre 2009

Une pétition pour informer nos évêques.

Il faut que nos évêques soient informés des dérapes du cours Éthique et culture religieuse ainsi que des moyens que nous croyons illégaux que l'État prend pour forcer TOUS les enfants du Québec à assimiler ce cours.

Il est désormais possible de raconter directement à nos évêques les dérives et horreurs vécues par nos enfants dans le cadres du cours Éthique et de Culture religieuse. Racontons leur comment on force nos enfants à fréquenter ces cours, et les méthodes employées pour y arriver.

Rendez vous sur le site www.eveques-du-quebec.com spécialement dédié à cet usage.

Évêques québécois inquiets: le programme «éthique et culture religieuse» ne respecte pas ses engagements.

Un an après l'imposition du programme gouvernemental d'éthique et de culture religieuse (ECR), les évêques catholiques québécois dressent un premier bilan dans une lettre envoyée à la ministre du Monopole de l'Éducation du Québec, Mme Courchesne. Ils se disent inquiets, non pas tellement en ce qui concerne la nature même de ce cours pluraliste censément « neutre » (aspect dont ils ne parlent pas, ce qui est une grave erreur selon nous), mais principalement en ce qui a trait à sa mise en œuvre. Extraits de leur lettre du 15 septembre 2009 :
..
Nous nous étions engagés publiquement à maintenir « une attitude d’ouverture et de prudence..., critique et vigilante ». Pour ce faire, nous avons mis en place ce que nous avons appelé des mécanismes de vigilance :
  1. la cueillette des échos des milieux par le moyen de notre réseau de responsables diocésains de la formation à la vie chrétienne ;

  2. des sondages auprès de parents, d’enseignants et de catéchètes;

  3. une analyse systématique, par un groupe d’experts constitué à cette fin, des manuels approuvés [note du carnet : et tout le reste du matériel didactique ?] par votre Ministère ;

  4. l’accueil, par notre Comité de l’éducation chrétienne, d’opinions et de témoignages de personnes et de regroupements divers ;

  5. et la synthèse par un comité spécial relevant du Comité exécutif de notre Assemblée.

Nous disposons maintenant d’informations et d’observations concrètes, fondées sur l’expérience vécue sur le terrain et sur l’analyse objective [d'une partie] du matériel pédagogique. Nous sommes donc en mesure de faire un premier bilan. Nous devons vous dire que nous sommes inquiets. Les indices s’accumulent qui démontrent que de sérieux correctifs s’imposent, sans quoi le programme ne sera pas fidèle à ses objectifs et ne remplira pas ses promesses.

Nos principaux sujets d’inquiétude sont les suivants :
  1. la compréhension et la réception du programme sont compromises par le manque d’information des parents, premiers responsables de l’éducation de leur enfant [N. du carnet : il faut mieux informer les parents peu ouverts au pluralisme ?] ;

  2. la place et le traitement de la tradition chrétienne dans les manuels approuvés [c'est encore pire dans les cahiers d'activités qui ne le sont pas !] pour le primaire ne respectent pas les prescriptions du programme;

  3. la formation des maîtres est largement insuffisante et les guides pédagogiques sont encore inexistants.


Ouverture à la liberté de choix

Par ailleurs, les évêques catholiques du Québec semblent manifester une certaine ouverture envers la liberté de choix des parents :
Un certain nombre [de parents] demandent l'exemption. Ce mouvement de contestation ne peut être ignoré. Dans notre déclaration publique de mars 2008, nous abordions ce sujet délicat en ces termes :
L'Assemblée des évêques a toujours exprimé sa préférence pour le respect du choix des parents en matière d'éducation morale et religieuse. C'est pourquoi elle a favorisé l'établissement d'un régime d'options entre un enseignement confessionnel et un enseignement moral sans dimension religieuse. Cette liberté de choix disparaîtra avec l'implantation du nouveau programme. Cela représente à nos yeux une perte et nous estimons qu'il faudra demeurer très attentifs au respect intégral de la liberté de conscience dans le nouveau contexte
qui vient d'être créé.

(Déclaration du 17 mars 2008)

De même, dans la lettre que nous vous adressions le 11 mars 2008, nous avions voulu « réitérer notre conviction qu'en toute matière touchant la liberté de conscience, il faut consentir tous les efforts possibles pour s'assurer d'un respect intégral. »


Défis très exigeants, informer et écouter les parents

Les évêques catholiques du Québec concluent leur lettre à la ministre Courchesne :
« Le programme d’Éthique et de Culture religieuse comporte des défis très exigeants, à la jonction des valeurs et des droits fondamentaux de notre société. Les parents devront être mieux informés et écoutés [N. du C. : formule plus habile, et on espère plus fidèle à la pensée de leurs excellences, que celle ci-dessus qui ne parlait que d'informer les parents]. Il faudra consentir beaucoup plus d’efforts et de ressources à l’encadrement et à la formation des maîtres. Et les sérieuses lacunes que nous avons signalées dans les manuels devront être corrigées grâce à un processus d'approbation respectant rigoureusement les prescriptions du programme et les engagements explicites du Gouvernement. [Cela n'empêchera pas l'utilisation de cahiers d'activités non approuvés et nettement plus biaisés que le matériel approuvé.]



(source)

mercredi 23 septembre 2009

Les évêques relèvent quelques lacunes parmis tant d'autres dans les manuels ECR approuvés pour le primaire

On trouvera ci-dessous les lacunes constatées par l'Assemblée des évêques catholiques du Québec relatifs aux manuels d'éthique et culture religieuse approuvés du primaire.Ces lacunes sont identifiées dans la lettre envoyée la semaine passée par les évêques à la ministre, Mme Courchesne. Rappelons que l'enseignant peut utiliser en classe des cahiers d'activités non approuvés.
« 2. Importantes lacunes dans les manuels approuvés pour le primaire

a. La place accordée à la tradition chrétienne

Votre ministère a émis une prescription très claire sur l’importance à accorder à la tradition chrétienne dans le cours d’Éthique et de Culture religieuse :
« Dans l’élaboration des situations d’apprentissage et d’évaluation, l’enseignant doit s’assurer que le christianisme (le catholicisme et le protestantisme) est traité tout au long de chaque année d’un cycle. »

(Mise à jour 2008 du Programme de formation de l’école québécoise. Éducation préscolaire. Enseignement primaire. - page 325.)

Une telle exigence n’est spécifiée pour aucune autre tradition religieuse. Elle fait de plus l’objet, un peu plus loin, d’un rappel explicite que « l’importance historique et culturelle du catholicisme et du protestantisme » doit être « particulièrement soulignée » (id. - page 325).

Cette prépondérance accordée à la tradition chrétienne avait été évoquée par votre prédécesseur, monsieur Jean-Marc Fournier, lors de son intervention à l’Assemblée nationale avant le vote d’adoption du Projet de loi 95, une assurance qui a certainement servi à favoriser une ouverture au nouveau programme. Il déclarait en effet :
« Les apprentissages devront prendre racine dans la réalité immédiate du jeune, pour ensuite élargir ses horizons. Or, cette réalité, c’est la culture du Québec, une culture largement façonnée par l’influence des religions catholique et protestante. Le nouveau programme devra donc faire une place appropriée à l’héritage religieux du Québec et il l’inscrira dans une perspective plus large, ouverte à la pluralité religieuse. »

(Journal des débats, Cahier 169, 15 juin 2005.)

Sur ce point crucial, cependant, l’analyse démontre que les manuels ne respectent pas le programme.

Nos experts ont constaté que la place qui y est faite au christianisme reste très comparable à celle des autres religions
, bien éloignée de la prescription d'en traiter tout au long de chaque année d'un cycle. Ces manuels exposeront les élèves à la diversité religieuse bien plus qu'ils ne les introduiront de façon significative à la connaissance de la tradition chrétienne québécoise.

b. Le traitement de la tradition chrétienne

Dans la présentation du programme d’Éthique et de Culture religieuse publiée par votre Ministère, on lit que le cours permettra aux élèves de...
« ... saisir progressivement, compte tenu de leur âge, le phénomène religieux dans ses dimensions expérientielle, historique, doctrinale, morale, rituelle, littéraire, sociale ou politique. »

(Mise à jour 2008 du Programme de formation de l’école québécoise. Éducation préscolaire. Enseignement primaire. - page 280.)

Notons que la première dimension mentionnée est la dimension expérientielle. La foi religieuse est d’abord une expérience vécue et il est difficile d’y comprendre quoi que ce soit sans essayer de saisir ce que vivent les croyants. En cela, le programme a vu juste. Malheureusement, ici encore, les manuels analysés ne sont pas à la hauteur des attentes.

Certes, l’approche est généralement respectueuse — nos experts l’ont signalé — mais elle est le plus souvent anecdotique, tout particulièrement en ce qui a trait à certains récits fondateurs de la tradition chrétienne. Les manuels relatent matériellement ces récits, souvent par le moyen d'une paraphrase ou d'une transcription, sans aider le jeune à en découvrir la signification. La dimension expérientielle est absente.

Or, sans un effort de compréhension adapté à leur âge, il se pourrait que des préjugés puissent déjà prendre racine dans l'esprit des élèves sur telle ou telle croyance ou pratique religieuse.

Cela irait manifestement à l'encontre d'une véritable reconnaissance de l'autre, finalité majeure du programme.

c. L'apport du christianisme à la vie sociale et culturelle du Québec

L'apport du christianisme à la vie sociale et culturelle du Québec, fréquemment réitéré au cours des démarches ayant conduit à l'approbation du programme, demeure très peu présent dans les manuels étudiés, et même absent dans plusieurs cas.

On mentionne parfois la guignolée, la Société de Saint-Vincent de Paul ou le YMCA, et certains manuels vont rappeler des figures comme Martin Luther King ou Mère Teresa. Par contre, sauf de très rares exceptions, on ne relève pas la trace du christianisme dans des caractéristiques québécoises telles que l'importance du mouvement coopératif ou sociocommunautaire, ni la mention de l'engagement de chrétiens dans différentes sphères de la vie sociale et culturelle d'aujourd'hui. »
(source)

mercredi 9 septembre 2009

VATICAN: La liberté religieuse exige l’enseignement de la religion à l’école

Selon une lettre envoyée par le Saint-Siège aux épiscopats

ROME, Mercredi 9 Septembre 2009 (ZENIT.org) - Le respect de la liberté religieuse exige la possibilité d'offrir aux élèves des écoles publiques et privées, une éducation religieuse cohérente avec leur foi, explique le Saint-Siège.

A l'occasion du début de l'année scolaire, la lettre circulaire envoyée le 5 mai dernier par la Congrégation vaticane pour l'éducation catholique « sur l'enseignement de la religion dans les écoles » est distribuée dans les épiscopats.

Ce document reconnaît que l'enseignement religieux dans les écoles suscite de nombreux débats, expliquent le cardinal Zenon Grocholewski et l'archevêque Jean-Louis Bruguès, O.P, respectivement président et secrétaire de la Congrégation, signataires de ce document.

Dans certains pays, constate le texte, « de nouvelles réglementations civiles » ont été introduites, « qui ont tendance à le (l'enseignement religieux, ndlr) remplacer par une étude du fait religieux en général, ou de morale et de culture religieuse, allant jusqu'à s'opposer aux choix et à l'orientation que les parents et l'Eglise désirent donner à la formation des générations futures ».

L'école, une aide (et non un problème)

La lettre explique que les premiers responsables de l'éducation sont les parents, qui « ont besoin de l'aide de la société civile et d'autres institutions », surtout de l'école.

Dans ce contexte, « un enseignement qui ignorerait ou éluderait la dimension morale et religieuse de la personne serait un obstacle à une éducation complète, parce que ‘c'est un droit pour les enfants et les jeunes d'être formés à juger des valeurs morales avec une conscience droite et d'y adhérer personnellement, et tout autant à connaître et à aimer Dieu de façon plus parfaite' ».

Droit fondamental

Pour cette raison, « Les droits des parents se trouvent violés lorsque les enfants sont contraints de fréquenter des cours scolaires ne répondant pas à la conviction religieuse des parents ou quand est imposée une forme unique d'éducation d'où toute formation religieuse est exclue ».

Une affirmation qui fait écho à l'article 26 de la Déclaration universelle des droits de l'homme ainsi qu'à beaucoup d'autres déclarations et conventions de la communauté internationale.

« En outre, si l'enseignement religieux se limite à une exposition des différentes religions de manière comparative et ‘neutre', cela peut être source de confusion, ou inciter au relativisme ou à l'indifférentisme ».

Les devoirs de l'Eglise

Etant donné que le pouvoir civil ne peut imposer une religion, la lettre explique qu'il revient à l'Eglise « de définir le contenu spécifique de l'enseignement religieux à l'école, garantissant aux parents et aux élèves eux-mêmes l'authenticité d'un enseignement qui se veut catholique ».

Dans ce contexte, « il appartient à la Conférence des évêques d'édicter des règles générales en ce domaine, et à l'Évêque diocésain de l'organiser et d'y être attentif ».

Dans les écoles publiques comme dans les écoles catholiques, explique le Saint-Siège, « la liberté religieuse des élèves non-catholiques et de leurs parents doit être respectée », en évitant « toute forme d'agissements ayant un relent de coercition, de persuasion malhonnête, ou simplement peu loyale ».

Pour le Saint-Siège, il est nécessaire que « l'enseignement de la religion à l'école apparaisse comme une discipline scolaire, avec la même exigence d'ordre et de rigueur qu'ont les autres disciplines ».

Là où on ne respecte pas pleinement la liberté religieuse, « l'Eglise fait tout son possible pour offrir aux fidèles la formation dont ils ont besoin » et « elle ne cesse de dénoncer l'injustice, quand les élèves catholiques et leurs familles sont privés de leurs droits à l'éducation et sont atteints dans leur liberté religieuse ».

samedi 28 février 2009

Louis O'Neil, professeur émérite à la faculté de théologie de l'Université Laval, a envoyé une lettre très intéressante sur ECR

Louis O'Neil, professeur émérite à la faculté de théologie de l'Université Laval, a envoyé une lettre très intéressante au Devoir au sujet de la réaction si résignée et si molle des évêques catholiques du Québec face à la volonté du MELS d'imposer son cours de morale et de culture religieuse à tous les enfants dès six ans.

Résignation et confusion d'autant plus étonnantes que le Vatican s'est déjà prononcé sur les écoles « où toutes les croyances sont accueillies indifféremment et traitées de pair, comme si, pour ce qui regarde Dieu et les choses divines, il importait peu d'avoir ou non de saines doctrines, d’adopter la vérité ou l’erreur ». Il faut les fuir.

Relevons ici quelques extraits de la lettre du professeur O'Neil[1] :
Dans le dossier sur la place de l’enseignement religieux en milieu scolaire les évêques du Québec donnent l’impression de naviguer dans la brume.

[...]

Résignation et collaboration

En 1997, ceux qui ont assumé la charge de guides spirituels de l’Église du Québec ont laissé tomber un droit inscrit dans la Constitution de 1867, confirmé en 1982 et dûment inséré dans la Charte canadienne des droits et libertés (art.29) ; un droit qui garantissait la confessionnalité des établissements scolaires. En 2005, ils ont approuvé le projet de loi 95 qui supprimait l’enseignement religieux à l’école et ont placé leurs espoirs dans le nouveau cours d’éthique et de culture religieuse, croyant y déceler des « orientations prometteuses ». Ils veulent s’en tenir désormais à une collaboration critique et vigilante avec le pouvoir politique, se permettant à l’occasion d’exprimer leur opinion sur certains aspects du nouveau programme, par exemple la difficile pratique de la neutralité ou encore le manque de préparation des enseignants. Pour le reste, ils s’en remettent au bon vouloir de la ministre de l’Éducation et de sa ténébreuse bureaucratie qui ne cesse de concocter réforme sur réforme.

Ça fait de la peine aux évêques

Les évêques reconnaissent que les parents ont le droit de revendiquer pour leurs enfants un enseignement religieux à l’école et regrettent que ce droit n’ait pas été respecté. Mais ils n’ont pas l’intention de se battre pour qu’il le soit.

[...]

Puisque le pouvoir politique a décidé de le supprimer, ils se contentent de dire que ça leur fait de la peine. Ils aimeraient néanmoins que la ministre de l’Éducation accorde un traitement de faveur aux établissements privés en permettant à ceux-ci d’insérer dans l’horaire des périodes d’enseignement religieux. Quant aux jeunes qui fréquentent le réseau public, ils les abandonnent à leur sort. Pour ceux-là, pas de chance d’avoir accès à un cours de culture chrétienne.

Céder aux sirènes du « dialogue » et des « orientations prometteuses »

Selon les évêques, une orientation prometteuse du nouveau cours, c’est de favoriser le vivre ensemble et l’ouverture aux les autres. Voilà, il est vrai, un objectif fort louable. Mais qu’est-ce donc qui empêchait le cours d’enseignement religieux en vigueur jusqu’ici, dont ils étaient responsables et qu’ils ont approuvé, de poursuivre ce même objectif ? Depuis quand faut-il passer par la neutralité et par le décorticage sociologique du phénomène religieux pour s’ouvrir aux autres ?

On aurait aimé d’autre part qu’ils nous fassent connaître plus explicitement leur opinion sur certains postulats de base qui sous-tendent le nouveau cours, par exemple : la raison pure qui scrute les croyances religieuses et a préséance sur elles ; le relativisme ; le pluralisme normatif ; la posture professionnelle ; le socio-constructivisme. Ces composantes font-elles partie des « orientations prometteuses » ? N’a-t-on pas raison de craindre que cet amalgame douteux n’alimente un vice de fond qui rend illusoires les gains espérés ? Est-il vrai qu’on doive attendre cinq ans avant d’évaluer la validité des fondements idéologiques qui ont inspiré la nouvelle construction pédagogique ?

Décourager les parents, geste peu élégant

Les parents inquiets ou mécontents pourront revendiquer le droit d’exemption que leur reconnaît la loi. Mais les évêques estiment qu’on ne doit exercer ce droit qu’avec circonspection et aimeraient plutôt qu’on fasse confiance à l’appareil bureaucratique qui a concocté le nouveau cours. Mais vu que les parents ne peuvent compter sur leurs leaders religieux pour défendre leurs droits, il est bien normal que plusieurs d’entre eux recourent à d’autres moyens à partir du moment où ils estiment que le nouvel enseignement va à l’encontre de leurs convictions. Il apparaît peu élégant, dans une telle conjoncture, de vouloir les dissuader de contester.

[...]

Unicité du laïcisme québécois

Jadis directeur du journal Le Devoir et ancien ministre de l’Éducation, Claude Ryan rappelait, lors d’une conférence prononcée le 8 juin 1999, que « le droit à un enseignement religieux confessionnel dans les écoles publiques est reconnu dans la majorité des pays d’Europe occidentale. Cet enseignement est obligatoire en Allemagne, en Finlande, en Irlande, en Norvège et en Autriche. Il est offert sur une base optionnelle dans les écoles publiques de Belgique, d’Italie, de Pologne, d’Espagne et de Hongrie ». Et il ajoutait : « À ma connaissance, ces pays ne considèrent pas que leur législation scolaire est contraire aux chartes des droits. Je ne sache pas non plus qu’ils aient été trouvés en défaut à cet égard par les tribunaux compétents. Dans la perspective d’une conception pluraliste de la liberté, il y aurait davantage lieu de s’inquiéter à mon avis d’une politique qui, au nom d’objectifs sociétaux, viserait à imposer à tout le monde un modèle unique d’école publique et à bannir la religion de cette école ou à ne l’y tolérer que sous des formes diluées ».

[1] Les intertitres sont de nous.

dimanche 22 février 2009

Vatican à propos du cours d'ECR



L’imposition du programme québécois ECR viole les droits des parents

ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - Le nouveau programme sur la diversité religieuse imposé aux écoles québécoises constitue une violation des droits parentaux et frôle l'« anticatholicisme » selon le préfet de la Congrégation vaticane pour l'éducation catholique.

Le cardinal Zenon Grocholewski a commenté lundi dernier dans un entretien à l'agence ZENIT le programme québécois d'éthique et de culture religieuse (ECR), après la tenue d'une conférence à l'université pontificale Antonianum sur « le financement public des écoles catholiques » organisée par l'Institut Acton.

En septembre 2008, le ministère de l'Éducation du Québec a introduit un nouveau programme dans toutes les écoles publiques et privées de la province. Le nouveau cours obligatoire remplace le « programme d'enseignement moral et religieux catholique », l'« enseignement moral et religieux protestant » et l'« enseignement moral » parmi lesquels les parents pouvaient choisir.

Le nouveau programme confronte les élèves à une diversité de religions et à une éthique laïque.

« Aborder toutes ces religions viole le droit des parents à pouvoir éduquer leurs enfants conformément à leur propre religion » a expliqué le cardinal polonais qui se fait ainsi l'écho de parents qui affirment que les manuels ne sont pas neutres sur le plan idéologique.

« Parler de toutes les religions de la même manière, a poursuivi le cardinal Grocholewski, s'apparente quasiment à une éducation anticatholique, car ceci crée un certain relativisme ». Il a conclut en soulignant que cette méthode d'instruction pourrait en fin de compte être antireligieuse puisque les jeunes ont l'impression que chaque foi est un récit imaginaire.

L'assemblée des évêques catholiques du Québec s'était montrée modérée dans sa critique du programme « Ethique et culture religieuse ». Dans leur déclaration en mars 2008, les évêques avaient admis que le programme pourrait « promouvoir une meilleure compréhension mutuelle entre ceux qui professent des croyances religieuses différentes ou laïques ». Les évêques s'étaient réjouis de ce que le nouveau cours souligne le rôle particulier du catholicisme dans l'histoire de la province canadienne française.

Toutefois, réaffirmant leur préférence pour le choix parental, les évêques ont déclaré s'en tenir à une attitude « critique et vigilante ». Ils ont fait part de leur inquiétude que l'enseignement de la religion d'un point de vue strictement socio-culturel puisse mener à une compréhension restrictive de l'expérience religieuse.

Certains ecclésiastiques canadiens, tel le cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec, continuent à soutenir que les parents devraient pouvoir choisir d'exempter leurs enfants du programme pour des raisons de conscience. Pour le moment, le gouvernement du Québec n'a autorisé aucune de ces exemptions pour les parents concernés. Les élèves qui manqueraient les cours d'« Ethique et culture religieuse » pourraient être suspendus.

Kris Dmytrenko

Traduit de l'anglais par E. de Lavigne

samedi 21 février 2009

Le théologien Guy Durand plaide pour une administration scolaire plus éthique

Voici la reproduction d'une lettre ouverte de Guy Durand, théologien et juriste, spécialisé en éthique, publié dans l'Express du 28 janvier 2009.

Mesdames et messieurs les commissaires de la commission scolaire Val-des-Cerfs, je m'intéresse depuis des années au dossier de la formation morale et religieuse à l'école. Je suis un citoyen payeur de taxe scolaire. Or je ne comprends vraiment pas votre attitude face aux demandes d'exemption pour le cours Éthique et culture religieuse (ECR).

Il me semble que vous avez toute la latitude voulue pour admettre ces exceptions. Vous avez été élus par la population. Vous existez en partie grâce à nos taxes. Vous avez l'autonomie et la responsabilité nécessaires pour admettre des exceptions aux règles ministérielles. Vous n'êtes pas une officine du Gouvernement, que je sache. Si c'était le cas, ne serait-ce pas plus simple de changer les commissions scolaires par des bureaux régionaux du Ministère ?

Les parents invoquent la liberté de conscience et de religion, leurs droit et responsabilité vis-à-vis l'éducation de leurs enfants. N'est-ce pas assez fondamental ? En quoi pouvez-vous objecter que le cours est « neutre », qu'il n'est pas menaçant, que les parents ont tort, qu'ils ne connaissent pas le contenu du cours, voire que l'Assemblée des évêques du Québec a donné son accord (très mitigé d'ailleurs) ? Même la Cour suprême, quand elle étudie les questions de liberté de conscience et de religion ne cherche pas à savoir si l'opinion d'un demandeur correspond à une religion spécifique, mais se base sur la seule sincérité du demandeur. Celui-ci juge-t-il que telle action ou règle porte atteinte à ses opinions profondes ?

Dans certains milieux, on semble prêt à faire des « accommodements » pour les tenants de toutes les religions sauf les catholiques. On ne vous demande pas de vous ingérer dans la direction des écoles, mais de faire savoir que vous ne vous opposez pas aux exemptions.

Actuellement on punit les enfants pour l'action de leurs parents. Ne trouvez-vous pas cela inconvenant sur les plans éthique et juridique ? Sur ces deux plans, d'ailleurs, la justice exige de changer le fardeau de la preuve. Au lieu de demander aux parents de prouver que le cours cause un « préjudice grave » aux enfants, on devrait accorder l'exemption sauf s'il en découle un tort grave pour les enfants ou un « coût excessif » pour l'école.

Quant à la socialisation des enfants, en quoi le fait d'être retiré de la classe une heure par semaine pour le cours ECR la menace-t-elle ? En quoi l'exception nuit-elle à l'objectif d'une école commune inclusive. C'est plutôt le contraire qui est vrai. À la limite, certains parents pourraient même retirer leurs enfants pour les inscrire à l'école privée. S'ils en ont les moyens, évidemment ! Et voilà la question de justice sociale qui refait surface.

Qu'attendre de vous, mesdames et messieurs de la Commission scolaire ? Que, après avoir reconsidéré l'ensemble de la question, vous aurez la lucidité et le courage de changer d'attitude et d'accepter des exemptions au cours d'ECR.



Guy Durand, professeur retraité

Dunham

jeudi 19 février 2009

Selon le préfet de la congrégation pour l'éducation catholique

Traduction d'un extrait d'une dépêche de l'agence de presse Zenit.org :
« ROME, 19 février 2009 (Zenit.org) — Le nouveau programme sur la diversité religieuse imposé aux écoles québécoises constitue une violation des droits parentaux et frôle l'« anticatholicisme » selon le préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique.

Le cardinal Zenon Grocholewski a discuté du programme québécois d'Éthique et de culture religieuse avec l'agence ZENIT lundi, après la tenue d'une conférence à l'université pontificale Antonianum sur « le financement par l'État des écoles catholiques » organisée par l'Institut Action.

En septembre 2008, le ministère de l'Éducation du Québec a introduit un nouveau programme dans toutes les écoles publiques et privées de la province. Le nouveau cours obligatoire remplace le « programme d'enseignement moral et religieux catholique », l'« enseignement moral et religieux protestant » et l'« enseignement moral » parmi lesquels les parents pouvaient choisir.

Le nouveau programme confronte les élèves à une diversité de religions et à une éthique laïque.

« Aborder toutes ces religions viole le droit des parents à pouvoir éduquer leurs enfants conformément à leur propre religion » a expliqué le cardinal polonais qui se fait ainsi l'écho des parents qui affirment que les manuels ne sont pas neutres sur le plan idéologique.

« Parler de toutes les religions de la même manière, a poursuivi le cardinal Grocholewski, est quasiment une éducation anticatholique, car ceci crée un certain relativisme. » Il a conclut en soulignant que cette méthode d'instruction pourrait en fin de compte être antireligieuse puisque les jeunes ont l'impression que chaque foi est un récit imaginaire. »

http://www.zenit.org/article-25146?l=english

lundi 16 février 2009

Radio Notre-Dame au sujet du cours d'éthique et de culture religieuse

Extrait d'un bulletin de nouvelles internationales de Radio Notre-Dame, une radio religieuse diffusée à partir de Paris, reprise par de nombreuses antennes régionales et même internationales.

Écoutez l'extrait (2 min 15) :



dimanche 25 janvier 2009

Zenit parle du cours d'ÉCR

Et oui ! L'agence de nouvelle internationale Zenit parle de l'épineux dossier de l'imposition du cours d'éthique et de culture religieuse. Même Rome suit le cas de près.

L'article parle du boycott de ce nouveau cours de la part de parents en réaction à la perte de certains droit (abrogation de l'article 41 de la charte québécoise des droits et libertés). Il mentionne aussi l'existence du collectif de parents (la coalition pour la liberté en éducation), reprennent l'interrogation du Cardinal Ouellet: « Je doute que des enseignants vraiment peu préparés à relever ce défi puissent enseigner avec une neutralité totale et de manière critique des notions qui sont encore moins compréhensibles pour eux que leur propre religion » « Il faut être très ingénu pour croire que ce miracle d'enseignement culturel des religions produira un nouveau petit Québécois, pluraliste, expert en relations interreligieuses et critique envers toutes les croyances »

Lire l'article sur Zenit: http://www.zenit.org/article-19949?l=french

Site de la dite coalition: http://www.coalition-cle.org

dimanche 23 novembre 2008

Le Cardinal Ouellet lance un appel à tous dans sa Lettre ouverte aux catholiques du Québec intitulée «À la recherche de la fierté québécoise»

Dans sa lettre ouverte du 21 nov 2007 intitulée « À la recherche de la fierté Québécoise», le Cardinal réitère son appuie aux parents catholiques désirant que le cours d'éthique et de culture religieuse soit optionnel afin qu'ils puissent transmettre leur propre héritage et valeurs à leurs enfants.

«En tant que pasteur d’un peuple en grande majorité catholique, vous comprendrez que la transmission de notre héritage culturel et religieux me tient beaucoup à cœur. C’est pourquoi je réitère l’appui aux parents qui ont droit à ce que leurs enfants reçoivent à l’école un enseignement religieux qui corresponde à leurs convictions. Je demande donc avec eux à l’État de respecter la tradition québécoise de transmission des connaissances religieuses à l’école – pas nécessairement PAR l’école – et d’offrir un espace aux Églises et aux groupes religieux reconnus afin qu’ils donnent des cours confessionnels qui soient conçus et rémunérés par eux. Et qu’au nom de la liberté religieuse de chacun, le cours d’État d’éthique et de culture
religieuse soit OPTIONNEL. »

Lire la lettre ici :
www.diocesequebec.qc.ca/babillard/documents/alarecherchedelafiertequebecoise.pdf -

mercredi 29 octobre 2008

Leger Marketing: ÉCR : 72 % des Québécois pour le libre choix

ÉCR : 72 % des Québécois pour le libre choix

L’Association des parents catholiques du Québec a mandaté Léger Marketing afin d’évaluer la perception de la population québécoise envers le cours obligatoire d’éthique et de culture religieuse.

Un sondage réalisé par la société Léger Marketing pour le compte de l’Association des parents catholiques du Québec (APCQ) révèle que près des trois quarts des parents québécois (72 %) sont d’accord pour que les parents aient le choix entre l’enseignement religieux confessionnel et le cours d’éthique et de culture religieuse. Quant à l’ensemble de la population québécoise, c’est plus des deux tiers (69 %) qui sont d’accord pour que les parents aient le choix entre l’enseignement religieux confessionnel et le cours d’éthique et de culture religieuse.

Mme Jean Morse-Chevrier, présidente de l’Association des parents catholiques du Québec s’est réjouie de ces résultats : « Nous nous félicitons que la population reconnaisse que les parents doivent avoir l’option d’un enseignement religieux et moral pour leurs enfants à l’école en accord avec leur propre confession religieuse. Il faut souligner que, contrairement à ce qu’on entend parfois, la population n’est pas pour l’imposition du seul cours d’éthique et de culture religieuse qui est obligatoire dans toutes les écoles primaires et secondaires du Québec. Nous pensons que la manière la plus simple de résoudre la diversité des opinions est de suivre la sagesse des Québécois exprimée dans ce sondage et permettre l’option d’un enseignement religieux et moral confessionnel à l’école. »

C’est parmi les Québécois âgés de 25 à 34 ans que l’on retrouve la plus forte proportion de personnes en accord avec le fait que les parents aient le choix entre les deux types d’enseignement (80 %). Cette proportion se situe entre 66 % et 73 % pour les personnes de plus de 35 ans. De plus, 71 % des Québécois francophones sont d’accord pour que les parents aient le choix entre l’enseignement religieux confessionnel et le cours d’éthique et de culture religieuse (contre 63 % des non-francophones).

Question : Seriez-vous d'accord pour que les parents aient le choix entre l'enseignement religieux confessionnel et le cours d'éthique et de culture religieuse ? Résultat pour les Québécois ayant un enfant ou plus : Oui 72 % ; Non 26 % ; Je ne sais pas, refus 2 %.

Méthodologie

L’Association des parents catholiques du Québec a mandaté Léger Marketing afin d’évaluer la perception de la population québécoise envers le cours obligatoire d’éthique et de culture religieuse. Dans l’ensemble, 1 076 Québécois ont été interrogés entre le 9 et le 14 octobre 2008. À l’aide des plus récentes données de Statistique Canada, les résultats ont été pondérés selon le sexe, l'âge, les régions et la langue maternelle afin de rendre l'échantillon représentatif de l'ensemble de la population adulte du Québec. Finalement, nous obtenons avec les 1 076 personnes sondées, une marge d'erreur maximale de ± 2,9 %, et ce, 19 fois sur 20.

communiqué: http://www.apcqc.net/fr/actualites/communique.php?id_release=28

jeudi 16 octobre 2008

Mgr. André Gaumond considère que le débat entourant le cours d'Éthique et de culture religieuse est sain.

«André Gaumond considère que le débat entourant le cours d'Éthique et de culture religieuse est sain.

L'archevêque du Diocèse de Sherbrooke soutient que les gens ont toute la liberté de s'exprimer sur le sujet comme ils le font.

Au nom des évêques du Québec, il blâme plutôt le gouvernement qui n'a pas trouvé la façon d'assurer une exemption pour les parents qui le désirent.

De son côté, le coordonnateur du boycott du cours, Sylvain Lamontagne, poursuit son combat en informant le plus de monde possible.

Un rassemblement est d'ailleurs prévu à Montréal le 18 octobre.

On peut entendre les deux intervenants.»

source: http://www.corusnouvelles.com/nouvelle-debat_sain_autour_nouveau-1174863-4.html

mardi 24 juin 2008

L’état leur retire le droit naturel des parents Québecois à choisir une éducation (humaine ou religieuse) selon leurs convictions

La fête de la Saint-Jean-Baptiste est dans la Canada français une fête importante. Elle est d’ailleurs devenue la fête nationale de tous les canadiens français du Québec et des autres provinces canadiennes.

Lors de cette fête, on se rappelle les racines de notre vie collective et les racines de notre foi. On se rappelle tous les gens qui ont marqué notre histoire collective. Pour les chrétiens, cette fête a d’autant plus de valeur qu’il s’agit de se rappeler aussi ce grand prophète qui a annoncé la venue de notre Seigneur. Aujourd’hui, la prière de l’Église nous propose cette réflexion (Homélie de S. Augustin pour la nativité de Jean Baptiste)

Oui, notre foi nous vient du Seigneur. Nous avons été baptisés dans la foi de nos parents. Ils se sont engagés dès notre baptême à nous éduquer dans la foi catholique. Au début de la célébration les parents, parrains et marraines s’y engagent déjà :

Le prêtre (à tous les parents) :
Vous demandez le baptême pour votre enfant. Vous devrez l’éduquer dans la foi, et lui apprendre à garder les commandements, pour qu’il (elle) aime Dieu et son prochain comme le Christ nous l’a enseigné.

Êtes-vous bien conscients de cela ?

Les parents (ensemble) :
Oui, nous le sommes.

Le prêtre (à tous les parrains et marraines) :
Et vous, qui avez accepté d’être parrain et marraine de N., vous qui avez été baptisé et confirmé, vous devrez aider ses parents à exercer leur responsabilité au niveau de la foi chrétienne, catholique. Êtes-vous disposés à le faire?

Les parrains et les marraines (à tour de rôle) :
Oui, nous le sommes.

Oui, nos parents se sont engagés le jour de notre baptême à nous éduquer dans la foi catholique. Et, avant cela, le jour de leur mariage, ils se sont aussi engagés devant Dieu et les personnes présentes à éduquer leurs enfants en cette même foi. « Au jour de votre mariage, vous allez choisir de donner la vie et d’accueillir dans l’amour les enfants qui naîtront de votre union. Avec votre époux (se), vous les éduquerez humainement et chrétiennement, au meilleur de vous-même. Vous vivrez alors entre vous et avec vos enfants, cette unité de la famille. « Que tous soient un, Père, comme toi et moi, nous sommes un ». La famille, c’est la première cellule d’évangélisation, c’est « une église domestique » comme le disait Jean-Paul II.

Le droit de choisir l’éducation de leurs enfants revenait aux parents. Je dis bien « revenait ». En effet, dès le mois de septembre, les enfants devront suivre obligatoirement un nouveau cours de culture religieuse et d’éthique. Ce sera un cours qui- selon l’objectif établi par le gouvernement- ne fera aucune différence entre les religions et qui visera à faire un certain consensus « éthique » entre les enfants pour le bien « vivre-ensemble » (en se basant sur le consensus social et légal existant).

En ce jour de la nativité de saint Jean, on parle de cet appel qui lui a été lancé dès le sein de sa mère. On dit même que Jean a été éduqué dans la foi de ses parents Élisabeth et Zacharie, comme Jésus le fut par Marie et Joseph. Ils l’ont été selon la foi de leurs parents et de leurs grands-parents, tenant ainsi compte de leur histoire et des valeurs de ces derniers.

Avec ce retrait des droits des parents face à l’éducation de leurs enfants (c’est-à-dire cette capacité de choisir eux-mêmes ce qu’ils croient convenir au bien de leurs enfants), l’état leur retire leur droit naturel. L’école pub

lique (et même privée!) n’est plus au service des parents puisque c’est l’état qui décide de ce qui sera enseigné. Il n’y a pas si longtemps, les parents pouvaient décider au nom de leur unité familiale et de leurs valeurs de choisir entre religion et morale, catholique, protestante ou autre… Maintenant, ce sera une religion du « consensus » social. Comment sera jugé ce consensus ? Selon les valeurs de l’état ! Ainsi, en deuxième année du primaire, les enfants seront appelés à dire si l’enfant dans le sein de sa mère est bel et bien un enfant, selon le consensus politique ! (Le christianisme dit cela mais le mieux « vivre ensemble » dit plutôt cela). En troisième année, on veillera à éduquer à toutes les formes de famille (un papa et une maman, un papa seul, une maman seul, deux papas et pas de maman, deux mamans et pas de papas et, qui sait d’ici peu— plusieurs papas avec plusieurs mamans? L’état décidera selon le « consensus ». On retire donc aux parents le droit d’éduquer leur enfant pour en faire une religion de l’état… Ca rappelle certains systèmes politiques plutôt déplorables !

Le résultat ? La famille sera-t-elle plus unie ? Les parents ayant leur foi et les enfants ayant de plus en plus une religion du consensus, agnostique, subjective, relativiste. Comment accepter alors la Parole de Jésus « Je suis le Chemin, la Vérité et la vie » ? Comment parler de l’Eucharistie, alors que le consensus social pourrait voir en elle un mythe religieux comme bien d’autres (amérindiennes ou autres) ? Et l’aboutissement ? En secondaire 5, les jeunes parleront de Marx, de Nietzche et des autres maîtres du soupçon. Ne serait-ce pas le but de tout ce programme : voir les différentes religions comme des coutumes ou des pratiques supersticieuses, retirer tous les fondements et les réalisations historiques de notre foi. Veut-on en venir à une montée de l’athéisme religieux pour en faire une religion de l’état où aucune base éthique ne sera émise, sauf celle de la popularité menant à l’élection et au plaisir ensemble ?

Oui, Jean Baptiste était un prophète. Les prophètes lisent les signes des temps et dérangent. Comme catholiques québécois ne devons-nous pas réveiller les parents afin qu’ils réalisent les enjeux de cette décision ?

Après avoir retiré l’histoire (les racines historiques de notre peuple), après avoir réduit le nombre d’heures de philosophie (permettant à l’homme et la femme de découvrir les schèmes de pensée, de voir ce qui est réalité objective et subjective), maintenant on retire le droit aux parents d’éduquer leurs enfants dans leur foi et selon leurs valeurs. Que nous soyons catholiques, chrétiens de d’autres dénominations, juifs, musulmans ou autres, ce droit d’éduquer dans la foi des parents est et doit rester un droit naturel. Sinon, on leur coupe le droit de parole; on leur coupe leur voix.

En cette fête de la Saint-Jean-Baptiste, prions donc pour que soit réservé aux parents ce droit essentiel de l’éducation de leurs enfants.

Déclaration universelle des droits de l’homme :
Article 26, par. 3 : “Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.”

POUR EN SAVOIR PLUS, LIRE AVEC DISCERNEMENT :

- Coalition pour la liberté en éducation (site officiel)
- Assemblée des évêques catholiques du Québec
- Contenu du cours d’éthique et de culture religieuse et critiques
- L’école et la liberté religieuse (Cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec) (format pdf) :

La loi 95, adoptée en juin 2005, a modifié radicalement le statut de la religion à l’école. Dorénavant, le régime d’option entre un cours de religion catholique ou protestante et un cours d’éthique sera remplacé par un cours d’éthique et de culture religieuse partout et à tous les niveaux du primaire et du secondaire, tant à l’école publique qu’à l’école privée. Des centaines de milliers de parents perdent ainsi leur droit de choisir l’enseignement religieux qu’ils désirent transmettre à leurs enfants à l’école. Beaucoup auront difficilement les moyens de se réorganiser autrement en dehors de l’école, à cause des contraintes pratiques de temps, de travail, d’argent et de ressources disponibles.

J’appuie la démarche des parents qui veulent des amendements à la loi 95 qui impose un seul cours d’État pour tous. J’appuie en particulier les écoles privées catholiques qui devront modifier substantiellement leur programme si la loi 95 n’est pas amendée avant son entrée en vigueur en septembre 2008. […] Cette imposition par l’État marque un recul de la liberté religieuse au Québec, selon un grand nombre de personnes, dont les évêques. C’est pourquoi l’Assemblée des évêques du Québec a adopté la résolution suivante lors de sa réunion plénière la semaine dernière : « L’Assemblée des évêques demande qu’au nom de la liberté religieuse, le cours d’éthique et de culture religieuse ne soit pas imposé dans les écoles privées catholiques. »

Je précise que les évêques ne s’opposent pas à l’élaboration de ce cours d’État qui veut maintenir des contenus d’éthique et de culture religieuse à l’école. Ils y sont même favorables en principe. Mais ils contestent que ce cours soit obligatoire pour tous et partout, sans égard pour le droit des parents et pour la liberté religieuse des citoyens et citoyennes. Cette question touche à l’avenir des familles et à la transmission d’une dimension importante de notre patrimoine collectif. Elle est posée aux chefs des différents partis et à leurs candidates et candidats dans le but d’éclairer la population sur un enjeu majeur de l’éducation, celui de la liberté religieuse à l’école. La réponse des futurs élus aidera à trouver, le moment venu, les amendements nécessaires pour satisfaire aux exigences de la démocratie et aux droits prioritaires des parents.

- Cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec.

mardi 20 mai 2008

Orthodoxes: l'évêque Hilarion met en garde contre le sécularisme militant (tel que véhiculé dans le cours d'ECR)


Sur son site web, l'évêque Orthodoxe Russe Hilarion Alfeyev nous parle de l'incompatibilité du sécularisme militant face à la Foi Chrétienne. On peut faciellement faire plusieurs raprochement entre les caractéristiques et prétentions du sécularisme militant et les propos politiques entourant le nouveau cours d'Éthique et de culture religieuse. J'en vient à la conclusion que le cours d'éthique et de culture religieuse est tout aussi innacceptable pour la Foi Orthodoxe, que pour la Foi Catholique.

Il met en garde contre « les objectifs du libéralisme contemporain, inspiré par les Lumières avec leur approche particulière de la liberté et de la tolérance.» En fait, pour le sécularisme militant, «La tolérance envers les religions concerne ceux de leurs aspects qui sont politiquement corrects et ne contredisent pas ce qu’on appelle «les valeurs universelles». Le reste est limité, interdit, voire déraciné.»

Il explique comment l'état voit «Le sécularisme militant comme pseudo-religion» en faisant des rapprochement avec le communisme qui «se considérait comme une sorte de religion qui est venue supplanter le christianisme[1]


«L’hostilité du communisme vis-à-vis de la foi en Dieu est engendré par ses prétention au monopole en tant que système philosophique. Puisque l’homme, selon Berdiaev, est un «animal religieux», alors «lorsqu’il nie le Dieu véritable et unique, il se crée des dieux faux, des idoles et les adore»[2]. Dans ce sens le communisme russe est devenu une anti-religion, une pseudo-religion pour des millions des personnes qui ont été arrachées de force de la foi de leurs pères.»

«Le communisme a créé non seulement une idéologie, mais également un culte dont la composante était l’adoration des idoles que sont les dirigeants du Parti dont les portraits décoraient toutes les salles des bâtiments publics. Un système de symboles avait été forgé; son objectif était d’éradiquer de la mémoire humaine la symbolique religieuse: la croix et les icônes ont été remplacées par l’étoile, le marteau et la faucille. D’ailleurs les symboles religieux étaient violemment persécutés, parce qu’ils constituaient un défi à la société athée.»

«Le sécularisme actuel, tout comme l’athéisme russe, se considère comme le substitut du christianisme. C’est pour cela qu’il ne peut rester neutre et indifférent à l’égard de ce dernier. Il lui est ouvertement hostile.»

Il explique comment les valeurs que certains osent prétendre «universelles» et qui sont prônées par le sécularisme militant sont contradictoires avec les valeurs Chrétiennes:

«Qu’entendons-nous par les valeurs religieuses et pourquoi ces dernières ne coïncident pas toujours avec celles qu’on appelle universelles et qui constituent le fondement de l’humanisme séculier? Avant tout, il faut souligner que dans le christianisme la valeur suprême et absolue, le seul critère de la vérité est le Dieu unique qui s’est révélé dans la personne de Jésus-Christ. C’est Dieu qui est pour les chrétiens la source des normes sociales et juridiques; les préceptes du Christ sont pour nous la loi éthique irremplaçable. Les valeurs chrétiennes sont théocentriques et christocentriques. L’humanisme séculier est, en revanche, anthropocentrique, car il conçoit l’homme comme la «mesure de toute chose», comme la valeur absolue et le critère de la vérité. Le christianisme part du principe que la nature humaine est détériorée par le péché et a besoin d’une guérison et d’une divinisation. Pour cette raison, l’Église ne peut pas «recevoir positivement une organisation du monde dont le centre serait la nature humaine obscurcie par le péché» (Doctrine sociale, XVI.4). L’humanisme ignore la notion du péché et n’admet d’autres limites à la liberté de l’individu que les lois qui défendent la liberté des individus qui l’entourent.»

«En parlant des valeurs «chrétiennes» et «universelles», je reconnais les faiblesses de ces deux expressions. Peut-on parler des valeurs universelles, alors que chaque civilisation, chaque culture et chaque peuple possèdent leurs propres repères qui quelquefois sont loin de coïncider avec ceux des autres ? D’autre part, comment peut-on parler des valeurs chrétiennes, alors qu’une grande partie des communautés protestantes revoient les fondements même de la doctrine dogmatique et éthique du christianisme, en les adaptant aux exigences du siècle. Ainsi, il serait peut-être plus juste de parler plutôt des valeurs «traditionnelles» et «libérales», comme c’est le cas de certains documents officiels du Patriarcat de Moscou. On pourrait encore parler du conflit entre la foi et l’absence de foi, entre la conception du monde religieuse et l’humanisme séculier.»

Beaucoup d’exemples de contradictions entre ces deux systèmes de valeurs sont cités dans les Fondements de la doctrine sociale de l’Église orthodoxe russe qui de manière systématique établit la priorité des valeurs religieuses sur celle de l’humanisme.

Dans sa lutte pour la modernité, « le sécularisme déploie tous ses efforts afin de rendre le christianisme démodé, de le présenter comme une survivance inutile du passé, de le remplacer par des idées plus «progressives». Le travail se fait en particulier avec la jeunesse qui, inspirée par les idées séculières, devient de plus en plus anti-chrétienne et anti-religieuse.»

«L’Orthodoxie face au sécularisme militant

Dans sa lutte avec la religion, le sécularisme vise avant tout l’Église catholique. Ainsi, c’est plutôt l’Église catholique qui est aujourd’hui le principal adversaire du sécularisme et du libéralisme. Toutefois, le continent européen compte de nombreux Protestants et plus de 200 millions d’Orthodoxes. La réponse des Protestants au défi du sécularisme est – hélas – un éloignement progressif des normes théologiques et éthiques fondamentales du christianisme et l’adaptation à l’esprit du siècle. Quelle sera la réponse de l’Église orthodoxe? »

À suivre !